Une table pour deux

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À propos de ce blog
Ce site offre des critiques honnêtes de restaurants de la région de Montréal et du reste du Québec. Nos textes sont plus près du récit que de la critique culinaire. Nous nous adressons aux amateurs de bons restaurants en offrant non seulement des opinions sincères mais aussi des comparaisons entre certains restaurants d'une même chaîne, ainsi que d'autres petites informations pratiques.

La liste des restaurants visités s'allonge régulièrement. Vous pouvez consulter la liste complète grâce à l'un des outils offerts en haut de cette colonne.



À propos de l'auteur
Nous sommes un couple d'amateurs de bons moments passés au restaurant. Parfois gourmands, mais surtout en quête d'expériences culinaires agréables à tous les niveaux. Vous pouvez nous écrire à cette adresse: table @ tablepourdeux.com.

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Une table pour deux

Blog de plus de 350 critiques de restaurants de Montréal, du Québec et des alentours.
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liens culinaires intéressants ainsi qu'un occasionnel indice à propos de notre prochaine visite.







2014-09-11 - 15:05:02

Le pied bleu

Le pied bleuLa vie est remplie de coïncidences parfaitement inutiles. Prenez notre visite au bouchon Le pied bleu à Québec. Sandra voulait s’y rendre depuis qu’elle en avait entendu parler à l’émission le Guide resto Voir. Notre réservation était faite depuis un petit moment. Nous sommes arrêtés chez ma tante en nous y rendant et avons appris que c’était un des restaurants préférés de mon cousin. Après notre repas, j’ai trouvé un article dans La Presse+ qui parlait de ce même resto. Bon timing.

Situé sur la rue Saint-Vallier Ouest, le Pied bleu occupe l'emplacement où devaient se trouver deux petits magasins dans un passé pas trop lointain. Puisque les propriétaires semblent particulièrement apprécier les bouchons lyonnais, ils ont donné au décor des airs d’une autre époque avec certaines antiquités. Par exemple, dans la première de deux salles à manger, les tables ont des pattes d’anciennes machines à coudre. Les abat-jour sont des chaudières en métal, la cuisine “de la mère” semble avoir été partiellement reproduite dans la seconde salle à manger. Le résultat final est à la fois vieillot, décontracté et très cool.

Le pied bleuLe service est tout aussi décontracté. Les employés se faisaient un plaisir de répondre à nos questions et étaient tous très sympathiques.

Si vous n’appréciez pas les abats, dites-vous que la sélection de plats qui peuvent vous intéresser sera quelque peu limitée. On y sert un hamburger estomac de boeuf en panure, une andouillette de panse de porc, un gratin de tripes à la tomate et au homard et les “abats de mère Baudet”. Je sais que ce n’est pas pour tout le monde.

Le menu du Pied bleu propose aussi des “formules” 3, 4 ou 5 services. La 5 services comporte le saladier, une entrée, un plat, la table des desserts et du fromage. J’ai peine à imaginer que quelqu’un pourrait se rendre jusqu’à un 5 services sans mourir étouffé par son ventre débordant. Mais nous avons au moins voulu essayer le 3 services.

Le concept des saladiers est plutôt amusant. On vous apporte 6 énormes bols de salade et vous vous servez. Lorsque vous avez terminé, les bols sont passés aux prochains clients qui veulent de la salade. Une sorte de buffet inversé, quoi. J’ai goûté à la salade d’orge, la salade de carottes, celle au céleri-rave (très bonnes avec ses quelques câpres qui donnaient une toute petite touche acidulée), la salade de choux, la légumineuse (avec une texture très agréable) et la salade de pommes de terre avec un goût de bacon que j’ai particulièrement apprécié.

Le pied bleuNous avons poursuivi notre soirée par une assiette de charcuteries maison et une saucisse de foie de volaille avec sauce verte et ravioli de cervelles. Comme charcuteries, nous avions du saucisson fumé, de la joue de porc, de la mortadelle aux pistaches, du pâté de campagne, etc. Sandra a tout adoré, m’affirmant que c’était sans doute une des meilleures assiettes de ce genre qu’elle avait goûtées. Ma saucisse de foie et les raviolis étaient absolument délicieux. La saucisse à elle seule valait le détour, à mon avis.

Comme plat principal, Sandra a choisi le mijoté de porc. Elle a aussi beaucoup aimé son plat et a trouvé la viande très tendre. Mais rendus là, nous avions nettement moins d’appétit. J’ai longuement hésité, mais j’ai finalement choisi la calotte de boeuf avec beurre à l’escargot et aux algues. Ce n’est définitivement pas le morceau de boeuf le plus tendre, mais ici encore la saveur était au rendez-vous. Le petit beurre donnait une touche “marine” intéressante à ce plat plutôt terre à terre, surtout que le goût d’algues me semblait beaucoup plus présent que celui des escargots.

Je me suis avoué vaincu après mon assiette. J’aurais aimé goûter aux desserts, mais je me serais rendu malade. Sandra, après un moment, a décidé qu’elle pouvait faire un effort ultime pour notre blogue et en a essayé quelques-uns. Elle a goûté au brownie, au biscuit et à une sorte de shortcake aux fraises réinventé. Des desserts simples, mais bons qui ont la qualité d’être faits maison.

Le pied bleuOn ne se rend pas au Pied bleu pour y trouver un repas à la mode du jour avec beaucoup de flafla. La cuisine est honnête, la qualité des aliments nous semblait indiscutable et je préfère ça ainsi. Il ne faut pas oublier l’atmosphère qui règne dans la salle à manger. Une sorte de convivialité naturelle qui s’installe tranquillement au fur et à mesure que la soirée progresse. Nous y retournerons certainement, même si nous devons faire 240 km pour nous rendre.






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2014-09-07 - 14:58:07

Auberge Saint-Gabriel

Auberge Saint-GabrielAnne, ma tante, a eu la gentillesse de nous offrir un certificat-cadeau pour l’Auberge Saint-Gabriel, située dans le Vieux-Montréal. Nous qui rêvions d’essayer ce restaurant depuis des années, elle ne pouvait mieux tomber!

C’est sans doute l’extérieur du Saint-Gabriel qui me faisait ainsi rêver. Tant de belles vieilles pierres, l’endroit semblait tout à fait charmant. À l’intérieur, tout était plus grand que ce à quoi je m’attendais. Le restaurant est séparé en deux. À gauche, une salle à manger qui respecte le style d’une lointaine époque (et qui doit faire le bonheur des touristes) et à droite, un bar plus moderne, mais lors de notre visite, sans le moindre client. J’ai cru comprendre qu’il y avait aussi quelques salles privées, idéales pour un mariage.

Le menu de l’Auberge Saint-Gabriel me fait penser à une sorte de mélange entre deux styles: traditionnel et champêtre. Voici quelques exemples: épaule d’agneau (avec haricots et pâtes artisanales, tomates confites, etc.). Ou la volaille fermière: cuisse en ballottine farcie au foie gras, façon cuisine bourgeoise, jus riche à la truffe. Ou l’on ne peut plus classique: le châteaubriand de l’auberge (style évolution ou tradition). Toujours est-il que nous avons trouvé difficile de faire un choix.

Tout au long de notre repas, le service a été très aimable et professionnel. Les gentilles jeunes dames qui s’occupaient de notre table ont commencé par nous apporter une mise en bouche composée de boudin blanc, de champignons et d’une purée de pois. Idéal pour ouvrir l’appétit.

Auberge Saint-GabrielNous avons aussi apprécié la variété de pains qui nous a été présentée. Des pains savoureux qui ne demandaient qu'à se faire couvrir d’un peu de beurre.

L’entrée de velouté était particulièrement bonne. Des plats doux, mais finement préparés. J’en aurais repris.

Pour la suite, Sandra s’est laissée tenter par le châteaubriand avec poireaux, pommes et échalotes confites. Un plat un peu simple, mais très bien cuit, et une portion plus petite que ce qu’elle espérait. J’ai préféré choisir la paella aux fruits de mer. Comme vous pouvez le voir sur la photo, la présentation était impressionnante. Mais j’aurais aussi aimé avoir une assiette un peu plus remplie. La saveur des fruits de mer était respectée et le riz avait une bonne cuisson. Techniquement, ça allait.

Après tout ceci, quelques délicieuses bouchées sucrées nous ont été offertes. Une touche plaisante pour bien finir le repas.

Auberge Saint-GabrielMalgré une présentation soignée et une préparation impeccable, nous sommes restés un peu sur notre appétit. Nous espérions que nos plats principaux se situent une coche au-dessus de ce qui nous a été servi. Comme si tout était un peu trop… simple. L’endroit est si joli que j’imagine que nous y retournerons un de ces jours. Mais cette légère déception partagée fait que nous attendrons peut-être quelques années.






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2014-07-07 - 11:37:14

Norwegian Breakaway

Norwegian BreakawayLe Norwegian Breakaway est un navire de croisière. Un gigantesque navire sur lequel prennent place environ 5000 personnes (voyageurs et employés). N’allez pas dire que c’est un bateau, c’est apparemment insultant pour le capitaine… Sandra et moi avons passé une semaine en mer, nous rendant en Floride et au Bahamas. J’avais initialement écrit un énorme texte lorsque j’étais encore sur le Breakaway, question de ne rien oublier d’important. Mais mon ordinateur (et le texte) a disparu quelques jours après mon retour à la maison, lors d’un vol par effraction. Voici donc une seconde tentative de résumé de notre voyage, quelques mois plus tard. Il s’agit plus d’une vue d’ensemble que du résumé détaillé que j’avais d'abord préparé.

C’est parce que nous ne voulions pas des vacances guindées que nous avons choisi la compagnie Norwegian Cruise Line. Ils offrent ce qu’ils appellent du freestyle cruising. C’est-à-dire que vous faites pas mal ce que vous voulez quand vous le voulez sans trop vous soucier du code vestimentaire. En gros, les restaurants plus “chics” exigent surtout de ne pas être en maillot et torse nu.

Norwegian BreakawayNous avons décidé de prendre une cabine située au 14e étage, avec un balcon. C’est un peu plus cher, mais ça valait le supplément. Le fait de pouvoir mettre le nez dehors quand bon vous semble pour observer le paysage (ou l’océan à perte de vue) a contribué à rendre ces vacances fort agréables

Je ne vous conterai quand même pas tout dans les moindres détails, mais certains moments se doivent d’être soulignés.

L’arrivée, entre autres, est assez marquante. Des milliers de personnes qui mettent le pied à bord presque en même temps alors que leur cabine n’est pas encore prête ont créé un certain capharnaüm pendant les deux premières heures. Le buffet était ouvert, mais il y avait tant de gens qui y cherchaient une place en même temps qu’il était impossible de s’asseoir. Nous avons fini par nous rendre au O’Sheehan’s, une sorte de pub irlandais ouvert 24 heures par jour et offrant le genre de nourriture dont les gens raffolent lors du Superbowl. J’ai mangé des bâtonnets de mozzarella frits, corrects, et un cornbeef sandwich, assez décevant avec son pain mouillé. Sandra avait préféré essayer un club sandwich dont le poulet n’était pas tout à fait cuit. Ça commençait mal.

Norwegian BreakawayEnfin disponible, notre chambre était à la mesure de nos attentes. C’est-à-dire petite, mais confortable. Il y avait un grand lit, un sofa, un petit réfrigérateur, une télévision qui ne montrait pas grand-chose d’intéressant et une salle de bain avec un douche. Nous étions un peu l’étroit, c’est vrai, mais c’était quand même tout juste correct. Et avec le balcon, nous n’avions jamais l’impression d’être enfermés. Le lit était confortable et le roulis du bateau nous aidait à bien dormir.

Norwegian BreakawayTout au long de la croisière à bord du Breakaway, nous avons constaté l’importance de la propreté. Les corridors étaient toujours impeccables et à l’entrée du buffet, des employés vaporisaient du liquide antibactérien dans nos mains en entonnant “washy washy happy happy”. C’était légèrement surréaliste, surtout lorsque nous constations que quelques-uns de nos voisins n’appréciaient pas de se faire imposer un minimum de salubrité.

Vous vous en doutez peut-être, mais le buffet n’était pas notre endroit préféré où prendre un repas. La nourriture était abondante et, je crois, remplacée régulièrement. On y trouvait plein de choses: soupes, salades, hamburgers, sandwiches, pizzas, pâtes, mets chinois et indiens (bien que ceux-ci étiraient un peu ma définition de ce que doivent être de tels plats), desserts, etc. Certains mets changeaient de jour en jour et la sélection n’était pas la même à toutes les heures de la journée (pour le déjeuner, le dîner ou le souper). On y offrait même un petit snack de fin de soirée à partir de 22h30, pour ceux qui auraient eu peur de mourir de faim pendant la nuit. Mais la qualité n’était jamais impressionnante. La nourriture ne nous tombait pas sur le coeur, mais nous préférions manger dans une des salles à manger avec service aux tables.

Norwegian BreakawayIl y a deux types de restaurants à la compagnie Norwegian: les gratuits et les autres. Sur le Breakaway, trois “restaurants” (outre le buffet, le O’Sheehan’s et le Uptown Bar & Grill) sont inclus dans le forfait de base: le Taste, le Savor et le Manhattan Room. Les deux premiers se ressemblent passablement et sont un en face de l’autre, de chaque côté du navire. La salle à manger du Manhattan Room est très grande et suit définitivement le style associé à son nom. Mais si mes vérifications sont bonnes, les trois offrent le même menu tous les soirs, alors choîsissez-en un qui vous plait sans avoir peur de manquer un repas intéressant.

Le menu de ces restaurants changeait un peu tous les jours. Nous y avons trouvé un surf & turf, des linguine vongole, des papardelle au confit de canard, du spaghetti sauce bolognese, des ribs, du steak, etc. Il y avait bien sûr des entrées et des desserts. Presque tout ce que nous avons mangé ici était meilleur qu’au buffet. Presque, car certains plats étaient les mêmes. Dans l’ensemble, ça allait de correct à pas mal du tout, si je peux me permettre d’utiliser une échelle aussi vague. Des plats classiques, savoureux et préparés correctement. Nous aurions probablement pu nous contenter de ces restos toute une semaine sans nous plaindre. Mais nous avions, naturellement, envie d’essayer les autres.

Ces “autres” restaurants nécessitent un léger supplément, ajouté à votre facture à la fin de votre séjour et sont classés par spécialité: français, italien, sushi, steakhouse, fruits de mer, etc. Selon votre choix de resto, le supplément peut aller de 15$ à 50$ par personne.

Norwegian BreakawayNous avons visité le Cagney’s Steakhouse, le Moderno (un Churrascaria) et le restaurant italien La Cucina. Trois restaurants dont la qualité des mets nous semblait nettement supérieure à celle des restaurants “gratuits”. Il y avait une plus grande attention au détail, à l’originalité (relative) des plats et à leur présentation. Nous n’avons pas regretté avoir payé les suppléments, mais ici encore il s’agissait de plats qui ne visaient pas à nous faire sortir de notre zone de confort. Lors d’une drôle de conversation avec un Torontois, j’ai appris que le steak du Cagney’s lui paraissait de la même trempe que ce qu’il aurait eu à Toronto pour un repas de 100$. Je lui ai dit qu’à Montréal, je n’aurais pas payé plus de 20$ ou 30$ pour la même chose. Ce qui ne fait que renforcer mon opinion qu’une évaluation objective d’un repas au restaurant est très difficile à faire.

Je me contenterai de ces commentaires à propos de ce que nous avons mangé, quitte à vous redonner plus de détails si nous retournons en croisière. Un tel voyage n’est pas le paradis des foodies, c’est vrai. On dirait plutôt que c’est le paradis des gourmands. Mais une croisière n’est pas qu’une série de repas au restaurant.

Norwegian BreakawayTout au long de notre séjour, nous avons apprécié la gentillesse du personnel, la beauté des Bahamas, la mer à perte de vue, la promenade qui fait le tour du bateau et qui nous permettait de terminer notre soirée en beauté, après un repas trop copieux. Il y avait aussi le gymnase bien fourni qui nous aidait à moins culpabiliser à propos des repas à venir durant la journée (ou même du petit snack de fin de soirée, ici et là). L’île privée appartenant à NCL, dans les Bahamas, était aussi très agréable. Et Sandra a eu un faible tout au long du voyage pour le petit bar - lounge où chantait un dame avec une jolie voix. Je crois qu’elle a aussi aimé leur sélection de cocktails. Mais nous avons un peu moins apprécié la publicité (pas toujours subtile) pour les activités à faire lorsque nous étions à un port ou pour le magasin hors taxes du Breakaway.

Et on peut difficilement se retrouver dans un hôtel flottant de 5000 habitants sans se dire une fois ou deux que l’enfer, c’est les autres. Qu’il s’agisse des divers voyageurs que nous avons vus se moucher et cracher dans leur serviette de table (en tissu, il va sans dire), des fumeurs dans la zone du casino ou de nos voisins qui ont passé une bonne partie du voyage à s’engueuler ou à fumer sur leur balcon, nous aurions parfois apprécié être un peu plus seuls… Heureusement, certaines rencontres étaient plus plaisantes, comme ce couple dont la femme est la mère des propriétaires du Taboo à L’Assomption. Ou ce drôle de dentiste torontois que nous croisions tout le temps et qui a spontanément décidé de payer un gâteau de fête à Sandra. J’en ris encore.

Norwegian BreakawayMais après une semaine, que nous restait-il? Nous avons conservé le souvenir d’un voyage reposant, sans souci et généralement très agréable. Il est fort probable que nous retournerons en croisière avec la Norwegian Cruise Line, même si les restaurants n’étaient que bons et pas fantastiques. Je crois sincèrement que la plupart des voyageurs seront très satisfaits de ce qu’ils mangeront.






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2014-06-20 - 20:20:21

Eataly

EatalyEataly? À New York? Eh oui! Sandra et moi étions à New York pour un soir, le temps d’un dodo, avant de partir le lendemain matin pour une croisière d’une semaine. Notre hôtel était près de la 8e avenue et nous n’avions pas la moindre idée où nous irions souper. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais New York est en fait une assez grosse ville et ce ne sont pas les choix de restos qui manquent. D’un autre côté, malgré ce que dit la chanson (the city that never sleeps…) les restaurants, eux, ne sont pas tous ouverts toute la nuit. Et à 21h, après une longue journée en train, en plein hiver, nous n’avions pas envie de “découvrir” la ville. Nous voulions manger puis nous coucher.

En nous promenant sur la 5e avenue, nous avons aperçu un petit commerce qui annonçait des gelati. Et nous approchant, nous avons constaté qu’on y annonçait aussi toutes sortes de choses. Une fois entré, je me demandais où se trouvaient toutes ces choses, car il y avait effectivement de la crème glacée et quelques pâtisseries, mais où était le reste?

EatalyEn nous rendant au fond du commerce, la vérité à propos du Eataly nous a soudainement sauté aux yeux. L’endroit est gigantesque! Le fond donne sur une sorte d’énorme… bazar… divisé en sections, chacune avec sa spécialité: fromages, pains, charcuteries, pâtes, etc. Et quelle sélection! J’adorerais avoir un tel magasin à Montréal.

Nous cherchions quelque part où nous asseoir et avons découvert quelques restaurants qui font partie de l’établissement. Si je me fie au site web d’Eataly, je crois que nous avons mangé à celui dont le nom est “La pizza & La pasta”. Une sorte d’aire ouverte aux allures de terrasse et de cafétéria. Le nom l’indique, le menu proposait des pâtes et des pizzas.

EatalySandra a choisi un assiette de pappardelle avec sauce au ragoût de porc alors que j’ai choisi des agnolotti à la viande avec réduction de veau. Le service étant ce qu’il était (très sympathique, mais relativement inexistant), je n’ai jamais su ce qu’il est advenu de mon plat. Mais on m’a servi un plat de cesariccia, qui ne sont pas des pâtes farcies. J’ai l’impression que j’ai reçu la version explosée de ce que je voulais. Ce n’était pas grave, car nous étions tous deux très satisfaits de nos choix. Les pâtes étaient parfaitement al dente, les portions étaient raisonnables et le tout était très savoureux.

Lorsque nous avons terminé nos assiettes, les petites sections spécialisées étaient en train de fermer autour de nous. Mais nous avons quand même réussi à nous rendre au point où nous étions entrés pour nous acheter une gelati. J’ai un peu de difficulté à apprécier ce genre de truc en hiver, mais je dois dire qu’elle se comparait très favorablement à ce que nous sommes habitués de trouver chez Roberto, à Montréal.

EatalySandra connaissait déjà un peu le concept d’Eataly lorsque nous y avons mis les pieds. Mais pour moi ce fut une agréable découverte. Je me répète, mais j’apprécierais vraiment avoir un tel endroit à Montréal. La sélection du magasin de pâtes à elle seule vaut le détour. J’espère un jour y retourner pour essayer les divers comptoirs qu’on y trouve. Le resto n’était pas propice à un long repas en amoureux, mais si vous avez envie d’une assiette de pâtes bien préparée à prix raisonnable (au moins, pour New York), allez faire un tour chez Eataly.






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2014-06-05 - 17:10:08

Gousto Bistro

Gousto BistroC’est Jean-Yves qui m’a parlé du Gousto pour la première fois et sa description du petit restaurant italien, situé à Longueuil, a tout de suite piqué ma curiosité. Ses promesses de plats savoureux à prix raisonnables m’ont poussé à convaincre Sandra de m’y accompagner quelques jours plus tard.

Situé directement en face du centre commercial Véronneau, le Gousto peut facilement passer inaperçu. À l’intérieur, la salle à manger est toute petite et le décor suit un peu le moule minimaliste des restaurants qui font aussi office de traiteurs. Le menu est presque aussi petit: quelques sandwichs, des pizzas, des plats de pâtes et des risottos. Première observation: les prix sont généralement plus que raisonnables. On se demande si on a bien lu. Même constatation pour les prix du vin: s’agissait-il d’erreurs? Non. C’était vraiment si peur cher.

Gousto BistroNous avons entrepris notre repas par une entrée de melanzane (des aubergines panées avec mozzarella fondu, parmesan et sauce tomate). Sandra, qui raffole de ce mets, l’a trouvé très bon mais elle aurait quand même préféré qu’il soit un peu plus relevé. Nous avons aussi commandé un arancini di roso dont le goût était quelque peu inhabituel, mais quand même bien agréable, surtout lorsque nous arrivions au fromage qui se trouvait au milieu de la petite boule.

Le propriétaire, un personnage très sympathique, nous a expliqué que tout était fait maison: pains, pâtes, etc. Nous avons toujours eu de la difficulté à résister à des pâtes faites maison. Nous avons donc choisi l’assiette de tagliolino bianche (avec champignons, crème, basilic, ail et huile d’olive) et les raviolis farcis au ragoût d’osso buco. Deux excellents choix. Deux plats savoureux qui n’avaient peut-être pas des allures de haute gastronomie, mais qui avaient toutes les qualités d’une excellente cuisine familiale. La sauce rosée qui nappait les raviolis permettait à l’immanquable saveur d’osso buco de prendre la place qui lui revenait. Un seul bémol avec les tagliolini: quelques champignons étaient un peu trop durs.

Gousto BistroEn attendant de voir si nous allions prendre un dessert, le proprio nous a apporté de délicieux petits beignets. Une attention très appréciée.

Voyant à quel point nous hésitions entre le cannoli, le panacotta et la tarte banofee, il a offert de nous préparer une petite assiette avec les trois choix. Excellente idée! Nous avons ainsi pu goûter aux trois desserts et constater que, même lors d’une prochaine visite, le choix serait de nouveau difficile.

Gousto BistroNous avons particulièrement apprécié notre repas au Gousto. Nous n’irions pas crier sur tous les toits de la ville que c’est le meilleur restaurant italien de la région. Mais la cuisine y était honnête, savoureuse et fraîche, les portions étaient raisonnables et le service était franchement sympathique. Ajoutez à ceci des prix plus que raisonnables et vous comprendrez pourquoi je vous suggère de vous y rendre la prochaine fois que vous aurez envie de goûter aux plats préparés par une mamma. Ou du moins par le fils d’une mamma.

P.S.: Nous avons essayé d’y retourner il y a deux semaines, et la petite salle à manger était pleine à craquer. Prenez note, donc, qu’il est sans doute préférable de faire une réservation avant de vous y rendre.






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2014-05-29 - 16:55:24

Tapeo

TapeoJe savais un peu dans quoi je m’embarquais en mettant les pieds au Tapeo. Je n’anticipais pas négativement notre repas, loin de là. Mais je m’attendais à une certaine réaction de la part de Sandra. Voyez-vous, depuis que je la connais, il y a une chose qui est revenue bon nombre de fois lorsque nous cherchons un endroit où manger: elle aime les endroits chaleureux qui offrent une multitude de plats en petites portions.

Le Tapeo est connu pour ses tapas. C’est un peu comme si on m’emmenait dans une pâtisserie, disons. Et avec l’ambiance relativement chaleureuse, on peut dire que Sandra était heureuse d’être là. J’ai par contre trouvé que l’endroit était un peu bruyant. Non pas en raison de la musique, mais simplement parce que l’atmosphère y est plutôt vivante. Les tables sont un peu trop tassées à mon goût, mais j’imagine que la popularité du Tapeo fait en sorte que le propriétaire tente de maximiser son espace. Avant de parler des plats, un dernier détail à propos du lieu: les toilettes sont mixtes. Les clientes que j’ai croisées étaient surprises de me voir là, et vice versa.

TapeoLe menu, affiché tout près de nous sur le mur, propose une variété de petits plats à des prix allant de 5$ à 15$. Je crois que le but de l’exercice est de manger un maximum de plats sans faire sauter la banque. Ni notre panse, je crois. Du moins, c’était définitivement l’approche préconisée par Sandra, si je me fie à la multitude d’assiettes qui encombraient notre table.

Nous avons débuté la soirée avec une mousse de foie de volaille et avec des figues en guise d’oignons confits. Un très bon choix. Ensuite, une délicieuse saucisse chorizo grillée avec une belle texture, accompagnée d’une mayonnaise qui adoucit un peu le piquant sans trop affecter le goût. Un autre bon choix.

TapeoEspérant être presque raisonnable, Sandra voulait aussi des plats moins… cochons. Donc des haricots et figues. Bien préparés, mais peut-être trop simples pour moi. Et un plat de carottes. Avec beaucoup de beurre et du zeste d’orange. Très agréable, mais pas tout à fait le plat santé que Sandra espérait.

Nous avons aussi essayé le “short rib de boeuf”. Non seulement était-il très savoureux, mais en plus la cuisson l’avait rendu si tendre que nous avons constaté qu’il semblait fondre dans l’assiette avant de fondre dans notre bouche. Le plat nommé patata bravas, avec ses pommes de terres et son fromage, me faisait penser à une poutine de luxe. Sandra m’en parle encore, c’est vous dire. Elle a tout autant raffolé du tartare de saumon avec son goût de basilic et d’agrumes. Elle qui n'aime habituellement pas ce genre de plat, l’a trouvé crémeux, moelleux et délicieux.

TapeoAprès avoir vidé tous ces plats, je croyais que nous roulerions tranquillement jusqu’à notre auto et que ça serait tout. Mais non, Sandra voulait pousser l’expérience jusqu’au dessert. Allez hop! Une assiette de churros avec une trempette au chocolat. Nous nous remémorions un dessert similaire consommé au Olive Garden quelques mois plus tôt et étions ravis de constater à quel point la qualité de ce dessert n’avait rien à voir avec le désastre industriel qui nous avait été servi à Kingston.

Le restaurant le Tapeo fait maintenant partie des endroits favoris de Sandra, et je peux comprendre pourquoi. Nous y avons trouvé tant de mets délicieux que nous ne savions pas quand nous arrêter. Je suis certain que nous y retournerons, seuls ou avec des amis.






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