Une table pour deux

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À propos de ce blog
Ce site offre des critiques honnêtes de restaurants de la région de Montréal et du reste du Québec. Nous nous adressons aux amateurs de bons restaurants en offrant non seulement des opinions sincères mais aussi des comparaisons entre certains restaurants d'une même chaîne, ainsi que d'autres petites informations pratiques.

La liste des restaurants visités s'allonge régulièrement. Vous pouvez consulter la liste complète grâce à l'un des outils offerts en haut de cette colonne.



À propos de l'auteur
Nous sommes un couple d'amateurs de bons moments passés au restaurant. Parfois gourmands, mais surtout en quête d'expériences culinaires agréables à tous les niveaux. Vous pouvez nous écrire à cette adresse: table @ tablepourdeux.com.

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Une table pour deux

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05/17/2012 - 20:56:18

Bonaparte

BonaparteEn quête d'un stationnement à petit prix dans le Vieux-Montréal, il y a près d'un an, j'en ai trouvé un qui ne coûtait que 10$ par jour. En plus, il avait l'avantage (ou le désavantage, selon votre perception) d'être situé juste à côté du restaurant Bonaparte ayant pignon sur la rue Saint-François-Xavier.

Je dis "avantage" car chaque après-midi après le travail, nous passions, Sandra et moi, en face du Bonaparte et étions presque invariablement impressionnés par les odeurs qui en émanaient. Le désavantage provient du fait que c'était de plus en plus difficile de résister à l'idée d'essayer cet endroit. C'est par un beau samedi soir d'avril que nous avons cédé à la tentation.

Le Bonaparte, ouvert depuis 28 ans, est moitié restaurant et moitié auberge. Son architecture originale remonte à 1886 et malgré le fait que l'intérieur semble avoir été refait récemment, la salle à manger réussit à conserver un certain charme classique.

BonaparteDès que nous avons mis les pieds dans la salle à manger, nous avons constaté à quel point les serveurs semblaient occupés. Heureusement, tout au long de notre repas, les employés ont toujours été très courtois et très professionnels.

Nous avons aussi constaté que la clientèle semblait être en grande partie composée d'anglophones. J'ignore s'il s'agissait de touristes ou de Montréalais qui désiraient prendre un bon repas avant d'aller voir une pièce de théâtre au Centaur, situé juste à côté, mais je trouve toujours ça intéressant qu'une communauté en particulier occupe beaucoup de place dans un restaurant.

La cuisine est on ne peut plus traditionnelle et le menu le reflète avec des plats tels que des tournedos de saumon grillés, des pétoncles à l'huile de truffe, un tartare de boeuf, une cuisse de canard confite, un carré d'agneau au porto, et j'en passe. Mais le Bonaparte ne se contente pas que d'une seule carte. Il offre aussi un menu Théâtre pour ceux qui soupent tôt avant une pièce. En plus, lors de notre visite, il y avait un menu axé sur le thème de l'érable (c'était après tout la saison des sucres). Je me souviens qu'il y a de nombreuses années on y offrait même un "Festin de Babette", à la suite de la popularité du film du même nom.

BonaparteQu'avons-nous mangé lors de notre visite? Nous avons commencé par un potage pour Sandra et une assiette de terrine pour moi. Elle a trouvé son potage simple, mais très réussi. Mon entrée m'a moins plu. C'est comme si les saveurs étaient trop subtiles, sans réel goût dominant. J'ai même trouvé un morceau très dur (et de bonne taille) dans ma portion de terrine. J'ignore s'il s'agissait d'un morceau de cartilage ou d'os, mais ça n'avait pas sa place là.

Pour la suite Sandra a choisi un filet de boeuf à la bordelaise (avec des légumes). Elle a trouvé le boeuf très tendre et la cuisson impeccable. J'ai préféré de l'aiglefin avec sauce homardine, légumes et riz. Ici encore, la cuisson du poisson était sans faute. Les légumes et le riz étaient bons. Mais j'ai été déçu par la sauce homardine. J'ai dû prendre un moment et me concentrer pour trouver la saveur du homard. C'était à ce point subtil que je me suis demandé si j'avais des ennuis avec mes papilles gustatives. Mais non, tout le reste de ce que j'ai goûté me paraissait normal. C'est comme si la sauce avait été faite à partir d'un troisième bouillon. J'étais déçu.

Les portions sont correctes, mais pas énormes. Nous étions donc tous les deux prêts à manger un dessert, après une petite pause. Sandra s'est laissé tenter par une tarte au citron vert, qu'elle a trouvée correcte. J'ai préféré un gâteau palais royal. Très plaisant et encore une fois assez traditionnel. À noter, ce dessert ne faisait pas partie de la table d'hôte. Je m'attendais à payer un supplément. J'ai payé le plein prix pour le dessert, sans crédit pour celui que je n'ai pas pris. Dommage.

BonaparteJe crois que les plaisirs olfactifs quotidiens ont fait place à une certaine déception. Le Bonaparte propose une cuisine classique, très bien préparée. Mais certains détails ont rendu l'expérience beaucoup plus... ordinaire... que prévu. Les prix ne sont pas déraisonnables (même si tous ne pourront pas se payer un repas dans ce joli restaurant), mais je m'attendais quand même à mieux.



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05/10/2012 - 20:46:14

L'Usine de spaghetti

L'Usine de spaghettiJe ne saurais vous dire pourquoi, mais je n'ai jamais été attiré par les restaurants qui ont le mot "usine" dans leur nom. À bien y penser, c'est peut-être parce que ce mot évoque deux choses chez moi: une production de masse et une salubrité douteuse.

Malgré ce détail, je me suis aventuré avec mes collègues au restaurant L'Usine de spaghetti, situé sur la rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal. Premier bon point pour ce resto, dès que j'y ai mis les pieds, j'ai été surpris par l'atmosphère créée par les murs en vieilles pierres. Sandra vous dira que je ne m'y connais pas trop en décoration intérieure, mais j'ai trouvé que la salle à manger respectait bien l'ancienne architecture de cet édifice.

Le menu est nettement plus moderne. Bien sûr, pratiquement tout est composé de pâtes quelconques, mais avec un tel nom... Que vous ayez le goût de d'un plat classique ou un peu plus original, vous trouverez sans doute quelque chose qui vous plaise. J'ai choisi le "Golden square mile": des raviolis au fromage de chèvre avec des tomates séchées, des poivrons et des oignons, le tout dans une sauce tomate.

En attendant nos plats, certains d'entre nous ont profité du bar à salade et de la soupe du jour. Cette dernière m'a paru un peu trop salée. Les salades étaient correctes et assez traditionnelles. J'ai aussi goûté une pointe d'une mince pizza, offerte gracieusement en arrivant à notre table. Elle était bien, mais personne ne se battait pour le dernier morceau.

Heureusement qu'il y avait ces entrées, car l'attente a été assez longue. Nous avons attendu nos assiettes près de 45 minutes, ce qui est exceptionnellement long pour un dîner. Surtout dans un endroit qui s'appelle "L'USINE de spaghetti". Plus tard Sandra, qui y était déjà allée, m'a dit qu'elle avait aussi trouvé l'attente trop longue lors de son repas.

L'Usine de spaghettiUne fois mon dîner arrivé, j'ai constaté que mon assiette était bien remplie. Dans l'ensemble, mes pâtes étaient bonnes. Mais j'ai eu de la difficulté à bien distinguer les saveurs de mes raviolis, car la sauce tomate était trop acide. Ce détail a négativement affecté la saveur des pâtes, car tout était écrasé par cette acidité. Un collègue m'a fait la même remarque avant que je n'aie le temps de lui donner mes impressions.

Personne n'a commandé de dessert, mais la serveuse nous a offert quelques morceaux sucrés. J'ignore exactement de quoi il s'agissait, mais l'un d'eux semblait composé de noix de coco et de citron alors qu'un autre ressemblait à un feuilleté chocolaté ou moka.

Le décor de L'Usine de spaghetti m'a tellement plu que j'aurais aimé le recommander pour un dîner entre collègues. Mais le temps d'attente exagéré ainsi que le problème avec la sauce tomate font en sorte que je n'ai pas trouvé mon expérience particulièrement intéressante. J'y retournerai sans doute un de ces jours, mais j'espère que ça sera plus tard que tôt, question de leur laisser une chance de corriger ces quelques pépins.



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05/03/2012 - 12:43:10

Ruby Rouge

Ruby RougeDes années s'étaient écoulées depuis mon dernier repas de dim sum dans le quartier chinois. Alors lorsque Marc, un collègue, m'a suggéré d'aller en manger pour dîner, j'ai sauté sur l'occasion. Nos autres collègues ont trouvé l'idée assez intéressante pour nous accompagner (une chance, un repas de dim sum en groupe est toujours plus intéressant).

Nous considérions deux endroits, mais nous avons décidé d'aller au Ruby Rouge, situé sur Clark. Typique des restaurants chinois offrant des dim sum, la salle à manger est immense. On s'imagine facilement qu'elle peut parfois servir à accueillir un mariage. Le décor est minimaliste, comme celui de bien des restos du quartier. Quelques téléviseurs nous montrent des émissions en provenance de Chine. De toute manière, on ne va pas au Ruby Rouge pour l'atmosphère, on y va pour se laisser tenter par ce qui se trouve sur les chariots poussés par quelques serveuses.

Si vous ne connaissez pas le principe, le voici: sur ces chariots se trouvent divers plats contenant des petites bouchées. Pensez aux tapas, version chinoise. Voici quelques-uns des mets que nous avons goûtés: des boules de crevettes dans une mince pâte (comme celle des wontons et cuites à la vapeur), du porc haché (aussi dans de la pâte), des calmars frits, des la pieuvre, des boules de riz assaisonnées, des nouilles, des pétoncles, etc. Tout était terriblement savoureux et, à mon avis, délicieux. Le goût de l'aliment principal est toujours respecté, alors un dim sum aux crevettes goûte vraiment la crevette. Mes collègues ont aussi apprécié leur repas (sauf certains qui apprécient moins les calmars et autres bidules tentaculaires). Certains trucs que nous avons mangés sont encore un peu mystérieux. Les gentilles dames tentaient parfois sans succès de nous expliquer de quoi il s'agissait, mais nous étions aventureux (bien que nous ayons laissé tombé les pattes de poulet et l'estomac de je ne sais trop quoi).

Nous avons même commandé un équivalent de dessert (enfin, pour nous), une boule de pâte frite dont l'intérieur reste moelleux et avec une purée sucrée à l'intérieur. J'ignore s'il s'agit de purée de fèves rouges ou de pâte de sésame, mais j'ai bien aimé. Ce ne sont pas les mets les plus raffinés au monde, mais tout se marie assez bien et le plaisir de goûter à toutes sortes de bouchées est incontestable.

Ruby RougePendant du repas, un de mes collègues regardait les serveuses noter les prix sur une petite feuille (ce qu'elles font chaque fois qu'elles déposent un plat sur notre table) et il croyait que le montant serait astronomique. Après tout, nous avions goûté à tant de mets. Mais non, le total final fut de 10$ par personne, pourboire inclus. Lors d'une seconde visite, quelques semaines plus tard, nous avons décidé de nous "laisser aller' un peu plus et de commander plus de choses. Cette fois, le total fut de 11$ par personne.

Le plaisir de manger des dim sum dans un restaurant tel que le Ruby Rouge en est un de découverte. Tout n'est pas toujours facilement identifiable, mais vous pouvez être certains que ça ne manque pas de saveur. Et si les mets les plus exotiques ne vous intéressent pas, vous n'avez qu'à ne pas les prendre. Mais ne laissez pas passer le plaisir d'une telle expérience, surtout en groupe. Il y a de bonnes chances que vos collègues vous suggéreront de retourner au Ruby Rouge.



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04/28/2012 - 12:36:00

Coin G

Coin GUn autre vendredi soir, un autre restaurant à essayer (bon, j'exagère, mais il faut bien rêver). Cette semaine, le choix proposé par Sandra porte le nom de "Coin G". Quel hasard, il se situe au coin de Saint-Dominique et... Guizot. Sandra ayant fait toutes les recherches, je ne savais pas à quoi m'attendre.

En arrivant, j'ai eu l'impression que le Coin G était moitié restaurant, moitié bistro. La salle à manger n'est pas très grande, le décor est simple (murs blancs avec quelques cadres) et les tables sont assez petites. De fait, je trouvais que nous étions tous un peu serrés (l'espace entre les tables est correct, mais pas plus). On pourrait presque renommer l'endroit "Coin C". (Sandra me dit d'arrêter de faire des blagues plates.)

Le menu me donnait cette même impression de restaurant qui se prend pour un bistro (ou vice versa). Mais au moins, presque tous les choix me semblaient appétissants. Nous avons eu un peu de difficulté à nous décider, mais nos choix d'entrées se sont arrêtés sur des rouleaux impériaux porc et pomme pour Sandra et des beignets de crabe pour moi. Les deux assiettes sont arrivées rapidement. Sandra m'a dit que ses rouleaux étaient bons, mais pas terriblement subtils. Y ayant goûté, je peux vous dire que les saveurs sont toutes au premier plan et se disputent un peu pour avoir la première place. Pour leur part, mes beignets m'ont plu. Mais seuls, ils sont un peu simples. Profitez de la mayonnaise citronnée qui se trouve aussi dans l'assiette, ça fait toute une différence.

Coin GComme plat principal, une gousse de veau avec des frites pour Sandra et un "Hamburger Coin G" pour moi. Celui-ci comprend non seulement une bonne boulette de viande, mais aussi de l'avocat, du bacon et du fromage). Si vous n'aimez pas vous salir les mains, oubliez ce plat plutôt... coulant. Je l'ai quand même trouvé intéressant. Ici encore, ce n'est pas un ensemble terriblement subtil. Les différentes saveurs semblent toutes être en avant-plan, mais je trouve ça plus réussi que pour les rouleaux. Les frites et la salade en accompagnement étaient bonnes, sans surprises.

La gousse de veau de Sandra lui a bien plu, car elle était non seulement savoureuse, mais aussi très tendre. Mais peut-être était-elle un peu trop noyée dans la sauce. Les frites aussi d'ailleurs. Seul hic, le tout refroidit rapidement, ce qui rend l'assiette pas mal moins intéressante.

En attendant de passer notre commande pour le dessert, nous discutions du service au Coin G et en sommes venus à la conclusion qu'il souffre de la même dichotomie que la salle à manger et que la carte. Parfois trop pressé (nous avons eu la visite de notre serveuse trois fois avant d'avoir le temps de lire le menu), parfois trop absent (j'ai eu toute la misère du monde à faire remplir mon verre d'eau). Un juste milieu aurait été un peu plus apprécié.

Nos choix pour le dessert? Une "key lime pie" pour Sandra et un coeur fondant au chocolat pour moi. Deux classiques. Sandra avait vraiment envie d'une key lime pie. Ce qui affecta malheureusement négativement l'impression du dessert qu'elle a mangé. Ce n'est pas qu'il était mauvais, loin de là. C'est simplement que ce n'était pas une tarte. Pensez plutôt à une tarte déconstruite dans un verre. Si elle avait su que c'était ça, elle aurait pris autre chose. Faudrait peut-être songer à adapter le nom du dessert. Mon coeur fondant avait du potentiel, mais on me l'a servi tiède, ce qui va un peu à l'encontre de nos attentes, encore une fois.

Coin GPeut-être aurez-vous deviné que notre appréciation de ce restaurant est quelque peu mitigée. D'une part, nous avons apprécié l'originalité du menu et la gentillesse du personnel. D'autre part, à mon avis, les plats que nous avons mangés manquent un peu de finesse. Il est probable que nous retournerons au Coin G, mais nous allons attendre un peu, question de voir si ce que nous avons moins apprécié est réglé.



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04/19/2012 - 19:48:33

Uni Sushi

Uni SushiJe crois que ce que je trouve le plus difficile à endurer avec les sushis, c'est le fait que j'aime les sushis. En soi ça peut sembler étrange. Mais cet amour engendre quelques complications. La première est le fait que mon budget ne me permet pas d'en manger fréquemment, à moins de sacrifier la qualité. Et si vous ne connaissez pas grand-chose aux sushis, dites-vous qu'un amateur ne sera jamais rassasié en se contentant de ce qui est offert dans un buffet, malgré le fait qu'on puisse en manger jusqu'à ce qu'on explose.

Inévitablement, je dois donc chercher des restaurants qui offrent un bon équilibre entre la qualité et le prix. On pourrait dire la même chose de tout type de nourriture, mais, croyez-moi, c'est beaucoup plus facile de trouver une rôtisserie "pas pire" à bon prix qu'un restaurant de sushis.

C'est donc cette interminable quête qui nous a amenés au restaurant Uni Sushi, situé sur le boulevard Taschereau à Greenfield Park, juste à côté du Mikes. En entrant, j'ai immédiatement commencé à chercher comment vous décrire le décor. Il y a beaucoup de bois et l'endroit est un peu sombre, ce qui peut sembler simple. Mais c'est lorsque Sandra m'a dit que ça lui faisait penser à un sauna sec que je me suis mis à rire. En réalité, le Uni Sushi tente de reproduire une certaine vision idéaliste d'un petit resto japonais et c'est très bien ainsi.

La carte comporte bien des choix de sushis classiques et les traditionnelles "spécialités du chef". Ce n'est pas l'endroit pour découvrir des saveurs inexplorées. C'est plutôt un menu qui offre bien des chances d'apprendre à aimer les sushis, à prix raisonnable.

Uni SushiNous avons tous deux trouvé notre serveur plutôt sympathique et assez efficace. De plus, nos choix sont arrivés après un délai très correct. Puisque les prix sont assez bas, nous avions peur que la qualité en souffre. Agréable surprise, tous nos choix étaient savoureux, les poissons semblaient assez frais et le riz était bien cuit. Youppi!

Si les seuls sushis que vous avez goûtés venaient d'un buffet, vous vous devez d'essayer un endroit comme Uni Sushi. C'est un excellent resto pour apprendre à apprécier ce genre de mets. Pour ma part, le rapport qualité / prix fait en sorte que j'y retournerai certainement à l'occasion.



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04/14/2012 - 19:42:26

Crêperie le St-L

Crêperie le St-LJ'ai de la difficulté à penser à la Crêperie le St-L, située à Saint-Lambert, sans penser au défunt resto Tarte Julie. Le Tarte Julie faisait partie d'une petite chaîne de restaurants de la région métropolitaine et on y servait principalement... des tartes. Je me souviens y être allé quelques fois avec une ancienne copine pour y déguster une tarte "poire chocolat". Peu avant ou peu après la disparition de ce petit resto est apparu le St-L dont le décor me faisait penser au look minimaliste du Tarte Julie.

Je ne pus que constater à quel point le décor du St-L avait changé lorsque Sandra et moi y sommes entrés par un soir de tempête de neige. Malgré une pointe de nostalgie pour le minimalisme de la fin des années 80, je crois que le nouveau look est plus chaleureux et mieux adapté à un endroit où les crêpes sont servies autant le midi que le soir.

Crêperie le St-LIl n'y a pas que la salle à manger qui se soit transformée. Le menu a aussi intégré quelques nouveaux éléments. Mais la base est toujours la même: des crêpes sucrées ou salées et des fondues au fromage. Les salades et la soupe à l'oignon y sont toujours, mais on trouve aussi des plats un peu moins... occidentaux. Prenez notre entrée, par exemple: la Palette Orientale. Une assiette avec des feuilles de vigne, des chaussons à la viande, des chaussons aux épinards, des kibbés, du houmous et de la salade fattouche.

Il y avait une certaine authenticité dans cette entrée qui m'a bien plu. Je peux me tromper, mais j'avais l'impression qu'au moins une partie des éléments étaient préparés sur place. Par contre, ce n'était pas la perfection. Il manquait un peu de farce dans les feuilles de vigne et la portion était peut-être un peu petite pour le prix.

En attendant notre plat principal, une fondue suisse avec tomates séchées et basilic, j'ai porté un peu plus attention au chansonnier. Son choix de pièces ainsi que son style me faisaient sourire. C'était assez éclectique.

La fondue était très savoureuse et sa texture était très bien; ni trop liquide, ni trop épaisse. Sandra trouvait que le goût du vin était juste assez présent. J'aurais préféré quelque chose d'un tout petit peu plus subtil, mais c'était un détail.

Crêperie le St-LJe fus heureux de constater que la qualité de l'expérience au St-L est restée telle que je m'en rappelais. Vous pouvez vous y rendre sans crainte. Et si vous avez un penchant pour ce genre de chose, il y a une voyante qui vous accueillera quelques soirs par semaine, le temps que votre conjoint(e) mange une crêpe sucrée.



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