Une table pour deux
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2009-08-31 - 14:42:09Cinéma, cinéma, je voudrais faire du cinéma (Gilles Carle)
Bonjour à tous,
J’ai vécu hier soir le 30 août une expérience particulière. J’ai assisté à la projection de quatre courts métrages, dont deux étaient tirés de nouvelles qui font partie de mon recueil « Petite vengeance deviendra grande », et réalisés par de jeunes réalisateurs étudiants à l’UQÀM.
Les deux nouvelles étaient : « Je t’aime à la livre » (réalisation de Patrice Laliberté), s énarisation de Léa Traversy et « Une fausse bonne idée » (réalisé par Alexandre Labbé et scénarisé par Pierre-Marc Bayeur et Alexandre Labbé sous le titre « Les dernières volontés »).
Quelle étrange impression que de voir son texte reproduit en images sur un écran. De vibrer à la prouesse des réalisateurs et scénaristes qui ont su s’inspirer (et non pas copier fidèlement) de l’écrit pour recréer une atmosphère parente de celle que j’avais suggérée, mais qui leur est propre.
Tout aussi étrange est la vision des personnages qu’on a inventés. De constater qu’ils sont là, tels quels, avec des attitudes, une élocution, une manière d’être qui semblent familières communiquent un sentiment mixte de découverte et de déjà vu tout à la fois et tout cela grâce à la prestation de comédiens professionnels généreux de leur temps..
J’emprunte à Radhanath Gagnon, lui-même réalisateur et directeur du Festival du MicroCinéma de Lanaudière, ces mots qui paraissaient à la page couverture du programme :

« Alors qu’il y a quelques années, faire du cinéma était réservé à une élite plus spécialisée, nous arrivons maintenant dans une nouvelle ère cinématographique. L’accessibilité aux moyens de production a donné naissance à un nouveau courant, le MicroCinéma.
« Un cinéma encore plus près de nous. Un cinéma à plus petite échelle qui a permis d’accroître le paysage cinématographique ! Le MicroCinéma nous permet de comprendre davantage le médium et d’avoir enfin un outil pour communiquer, pour dialoguer ! C’est à notre tour de filmer, créer et construire notre monde ! »
La première des quatre films s’est déroulée dans le contexte d’un événement appelé « Les toiles filantes, Prise Deux » grâce à l’appui financier d’Art Partage et de plusieurs commanditaires publics et privés.
« Art Partage est un organisme à but non lucratif, qui produit, réalise et diffuse des projets artistiques, majoritairement dans le domaine du cinéma, peut-on lire sur le site de l’organisme culturel (www.lestoilesfilantes.info). Depuis sa création en 2004, Art Partage soutient principalement des projets visant la professionnalisation de la relève et le développement d'un cinéma régional. Parmi les réalisations d'Art Partage, on peut compter la Kino-Karavane, Ciné-Nicaragua, le Festival du MicroCinéma de Lanaudière et Les Toiles Filante prise Un. On peut aussi compter la participation de l'organisme au documentaire Projet Banlieue du collectif Consientia, à l'appui au regroupement de vidéastes Kino640 ou encore, au parrainage de divers projets Jeunes Volontaires. «
Ce festival, qui se déroule au Théâtre du Vieux-Terrebonne, non loin de l’Île des Moulins, verra les 31 août et 1er septembre la projection de documentaires, des épisodes d’une série sur le web intitulée « Temps mort », de courts métrages d’horreur sous le vocable « Sang, zombies et Cie », de même que de dix-huit comédies, drames, suspense, vidéos d’art choisis parmi une quarantaine d’entrées et tous réalisés par de jeunes cinéastes de Lanaudière.
Rahdanath Gagnon a raison : on est loin du cinéma de super 8 que l’on faisait de peine et de misère au début des années 1970. Mais puis-je rappeler qu’Yves Simoneau et Roger Cantin ont commencé par le super 8 ? J’ai moi-même fait partie d’une petite coop de cinéma super 8 avec Yves Simoneau à Québec dans les années 1970. Tempus fugit…
Avant de vous quitter, je me dois d’identifier les deux autres films au programme des « Toiles filantes ». Il s’agit de « Lena dans le miroir », un film de Gabriel Bissonnette, scénarisé par Andréanne Cossette et inspiré d’une nouvelle de mon amie la romancière Linda Amyot (présidente d’À Voix Haute) ainsi que de « Comment donner des coups de poing en reculant », réalisé par Radhanath Gagnon d’après une nouvelle de Louis Hamelin.
Eh oui, il se fait des choses originales en termes de créations culturelles en région.
La photo ci-haut représente une vue malheureusement incomplète des acteurs et actrices, réalisateurs, techniciens, etc au milieu desquels j’ai eu l’honneur de me retrouver.
À bientôt !
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